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novembre 2025 - GC Mobilité et Promotions 2025
La réunion du groupe de concertation (GC) consacrée à la mobilité et aux
promotions pour 2025 s’est tenue afin de présenter le bilan des opérations
de mobilité et de carrière 2025, d’en analyser les résultats et d’aborder
les problématiques liées à ces sujets.
Le rectorat était représenté par : -
Madame Jeannin, secrétaire générale du rectorat - Mme Didion,
directrice des ressources humaines - M. Lambert, chef de la
Division des personnels enseignants, - Mme Ariès, cheffe de
bureau de la DPE 1 - Mme Henry, cheffe de bureau de la DPE 2
- Mme Germain, cheffe de bureau de la DPE 4 - Mme De Buck,
cheffe de la Division de l’organisation scolaire
Les organisations syndicales suivantes
étaient présentes :
FSU (SNES, SNEP et SNUEP) - FO - UNSA - SGENOpérations de mobilité 2025 (mouvements inter et intra)
Le bilan de la mobilité présenté est très
détaillé, s’appuyant sur de nombreux tableaux statistiques,
intégrant également des données sur les mouvements POP et SPEN.
Les demandes de moyens (en postes) académiques restent proches
de l’offre, interrogeant sur la manière dont l’académie présente
ses besoins lors des demandes qu’elle fait remonter au
ministère. Par exemple, le rectorat a demandé au MEN de faire
entrer 248 enseignant·es, le MEN a accordé 239 entrées. Les
représentant·es des services rectoraux précisent que les
demandes ont été construites de façon réaliste en fonction de la
situation nationale de répartition à la fois de la pénurie dans
certaines disciplines et des excédents dans d’autres, en
concertation avec le MEN.
Équilibre disciplinaire et solde des affectations
Des préoccupations ont été soulevées
concernant l’équilibre disciplinaire et la réduction du solde
des entrant·es du fait de non-prise de poste de certain·es
(non-titularisations, demandes de disponibilité, etc.).
Le MEN a également sollicité l’académie
pour accueillir davantage de personnels dans certaines
disciplines, notamment en histoire-géographie (34 entrant·es) et
en allemand (16 entrant·es). Il a été noté que le solde est
négatif dans plus de disciplines que les années précédentes,
mais que cela n’est pas problématique, au contraire, lorsqu’il
s’agit de disciplines excédentaires.
Gestion des postes POP et fluidité du mouvement intra
Concernant les postes POP non pourvus,
ceux-ci sont réinjectés lors du mouvement intra classique, et un
suivi spécifique est mis en place afin d’assurer les
bonifications prévues.
1748 enseignant·es, CPE et PsyEN ont
participé à l’intra. Parmi ces collègues, 380 entraient dans
l’académie via le mouvement inter. Les chiffres du rectorat
affichent un taux de satisfaction des participant·es, tous rangs
de vœu confondus, y compris l’extension, de 48,91 % (en hausse
par rapport à 2024 : 43,86%). Pour plus de lisibilité sur la
fluidité du mouvement intra, nous avons à nouveau demandé que
soient distingués les taux de satisfaction des personnels mutés
obligatoirement lors du mouvement intra et de ceux mutés
volontairement (déjà titulaires de l’académie). Cette demande
sera étudiée pour voir comment la mettre en œuvre dans le
prochain bilan. D’après nos calculs, le taux de satisfaction des
demandeurs de mutation déjà titulaires au sein de l’académie
s’élève en réalité seulement à 34,72%.
Postes vacants et suivi des affectations
Nous avons demandé à avoir des précisions
sur l’état des postes vacants avant et après le mouvement,
notamment les postes spécifiques académiques. Certains postes
restent parfois vacants plusieurs années de suite à l’issue du
mouvement, ce qui interroge sur la légitimité de leur
spécification.
Il a
également été proposé de distinguer les arrivées selon le type
de vœu lors du traitement des mutations sur mesure de carte
scolaire (MCS). En effet, cela permettrait de distinguer les
personnels qui souhaitaient réellement retrouver le poste perdu
et ceux qui ont mutés sur des vœux personnels sans bonification
MCS. Ce point sera étudié par les services, mais ne pourra être
fait que si le temps nécessaire au traitement de ces données
n’est pas excessif.
Traitement des demandes de corrections de barème et de
révision d’affectation
Le suivi des corrections de barèmes et des
révisions a été abordé, avec une demande de transparence
renforcée de notre part.
Il y a finalement eu peu de demandes de
corrections de barème suite à l’affichage des barèmes
provisoires du mouvement intra sur SIAM. Nous ne pouvons
qu’inviter les collègues demandeurs de mutation à être
extrêmement vigilants quant aux barèmes retenus et à contacter
le SNES-FSU Lorraine au moindre doute.
Chaque année, nous accompagnons des dizaines de collègues
pour vérifier que leur barème est bien calculé et que tous les
éléments sont bien pris en compte.
Sur 145 demandes de révision, 121 ont été
acceptées sur le principe mais seules 112 ont abouti à une
affectation d’office (AFA). En effet, les services soulignent
qu’il n’a pas toujours été possible de trouver de solution
améliorant la situation des demandeurs de révision.
Nous avons suggéré de distinguer les
demandes de révision des nouveaux entrants de celles des
titulaires déjà en poste dans l’académie pour mieux cibler les
situations individuelles complexes, même si les services
affirment qu’ils assurent déjà un suivi rapproché sans
nécessairement produire d’indicateurs chiffrés.
Recours et informations individuelles
La procédure de recours a été évoquée,
notamment la question de son efficacité perçue. Il a été précisé
que, même si les recours aboutissent rarement, une réponse
écrite est systématiquement apportée et les collègues peuvent
contacter les services pour des explications complémentaires.
Là encore, nous invitons les collègues à
consulter le SNES-FSU pour bien formuler leur recours et les
accompagner tout au long du processus (en mandatant la FSU sur
Colibris). C’est la garantie pour eux d’avoir des réponses plus
précises à leurs interrogations. Cette année, sur 35 collègues
qui demandaient un recours, 19 collègues ont fait le choix de
mandater la FSU pour les accompagner et obtenir plus de détails
sur les raisons du non-aboutissement de leur demande de
mutation.
Postes spécifiques
Sur 69 demandes de postes spécifiques, 23
ont été satisfaites. La persistance de certaines vacances de
postes spécifiques a à nouveau été signalée, avec la suggestion
de publier en amont la liste des postes susceptibles d’être
vacants afin de stimuler les candidatures.
TZR
Une diminution continue du nombre a été
constatée sur les dernières années (-8,7% sur un an, -34% sur
quatre ans), avec un nombre croissant d’affectations à l’année.
Certaines difficultés pratiques liées à la gestion des
compléments de service ont été signalées.
Mouvement inter-degrés
Le mouvement inter-degrés a donné lieu à 36
affectations sur 44 postes proposés, certains étant provisoires.
Contractuels, CZR et affectations annuelles
Les services rectoraux précisent que le
besoin en contractuel·les sur zone de remplacement (CZR) a
diminué grâce à une anticipation des affectations. 733 CDD sont
actuellement affectés à l’année. La gestion des affectations des
contractuels reste basée sur les vœux et les nécessités de
service. Les services rectoraux soulignent qu’ils n’ont pas
l’obligation de respecter l’ancienneté, les CDI étant affectés
en priorité. La FSU et FO contestent conjointement cette
pratique : pour nous, l’ancienneté des contractuel·les, CDI ou
CDD, doit être valorisée au moment des affectations sur les
postes à l’année.
Promotions
Avancement d’échelon
Le rappel a été fait de la demande de
publication distincte des avancements bonifiés pour les 7e et 9e
échelons. Cela avait été accepté en 2024 mais n’avait pas été
suivi d’effets. Nous serons vigilants à la présentation des
tableaux d’avancement d’échelons de 2026 qui devraient être
publiés sur le site académique au début du printemps.
Hors classe
La FSU a demandé à disposer de chiffres sur
les avis donnés par type d’établissement afin de détecter
d’éventuels biais, demande qui sera étudiée pour les petits
corps, en particulier celui des agrégé·es pour lequel nous
notons quelques disparités dans les promotions. Pour résumer, il
semblerait que, étant agrégé·e, on ait plus de chances de
promotions si on est affecté en lycée… A voir si la répartition
des avis amène à la même analyse.
La
FSU a également émis le souhait d’avoir des données genrées sur
la répartition des promouvables par tranche de la plage d’appel,
ce qui a été accepté. Ces données permettront d’observer
l’impact du genre et de l’âge sur les promotions.
Classe exceptionnelle
Des interrogations subsistent sur le rôle
des IPR dans l’examen des dossiers pour la classe
exceptionnelle : des remontées de terrain laissent à penser que
les corps d’inspection se rendent désormais compte que de
nombreux collègues, déjà depuis longtemps HC et n’ayant pas
bénéficier d’un avis final à l’issue d’un RDV de carrière, se
retrouvent lésé·es. En effet, dans plusieurs disciplines, des
collègues HC promouvables à la classe exceptionnelle nous
signalent des « visites » d’IPR hors RDV de carrière.
L’administration ne semble pas au courant et doit se rapprocher
des doyens pour clarifier ce point.
La
question de l’information des agent·es non promu·es avec double
avis très favorable a été abordée, avec un rappel de la
nécessité de pédagogie de la part des corps d’inspection.
Pour toute question concernant la mobilité
ou les carrière, n’hésitez pas à contacter la permanence du
SNES6FSU Lorraine ou à nous écrire à l’adresse
emploi@nancy.snes.edu
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