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Les documents de travail du Rectorat et des Directions Départementales sont publiés au moment de la tenue des CSAA et CSASD.

Ces documents sont susceptibles d'être modifiés en fonction des évolutions des situations et des actions menées.

CSA 28 janvier 2026 - préparation rentrée - DHG (reporté au 30 janvier)

la FSU Lorraine et ses syndicats, en coordination avec les autres organisations syndicales, ont décidé de boycotter le CSA académique programmé le mercredi 28 janvier 2026. Celui-ci est reconvoqué le mardi 3 février vendredi 30 janvier.

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Communiqués de presse FSU

30-01-2026 -
RENTRÉE 2026 EN LORRAINE :
DES SUPPRESSIONS DE POSTES UN PEU MOINS NOMBREUSES
MAIS TOUJOURS INACCEPTABLES

Après le boycott unanime de l'ensemble des organisations syndicales du mercredi 28 janvier, le Comité Social d'Administration (CSA) de l'académie Nancy-Metz s'est tenu ce vendredi 30 janvier 2026.

Le ministre a été contraint de revenir sur une partie des suppressions de postes infligées à l'académie Nancy-Metz : ce sont donc 144 postes d'enseignant·es du premier degré (dans les écoles) et 96 postes d'enseignant·es du second degré (dans les lycées et collèges) qui seront supprimés à la rentrée 2026.

Cette première avancée ne saurait masquer l’essentiel : 240 suppressions d’emplois d'enseignant·es restent prévues, c’est toujours trop ! Depuis 2018, ce sont 1 124 postes d'enseignant·es du premier et du second degré qui auront été supprimés dans notre académie !

De plus, notre académie perd toujours 12 postes de personnels administratifs (5 postes en EPLE et 7 postes en Services) et malgré les besoins, aucune création de postes de PsyEN, d'AS (Assistant·es sociales), d’infirmièr·es scolaires, de CPE ou d'AEd n'a été annoncé.

Répartition des suppressions de postes dans le 1er degré

 

Suppressions de postes d'enseignant·es du premier degré à la rentrée 2026

Total des suppressions de postes d'enseignant·es du premier degré depuis la rentrée 2023

Meurthe et Moselle

-53

-149

Meuse

-17

-68

Moselle

-45

-72

Vosges

-37

-132

 

8 postes sont réservés à la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale

 

Total

-152

-421

 

Pour le premier degré, la dotation est absolument catastrophique, avec une suppression de 152 postes pour l'académie. Ces suppressions interviennent alors que la France a toujours les classes les plus chargées de l'OCDE.

Ces suppressions entraîneront un grand nombre de fermetures de classes. Pour rappel, en 2025 la dotation de -64  postes avait entraîné la fermeture de plus de 200 classes dans les écoles de l'académie de Nancy Metz .

Année après année, ces suppressions s’additionnent et affaiblissent durablement les écoles, qu’elles soient rurales, urbaines ou relevant de l’éducation prioritaire. Alors que l'école est au bord de la rupture, il manque une dotation permettant de mettre en œuvre une École Inclusive de qualité.

La baisse démographique devrait être un levier pour améliorer les conditions d'apprentissage et de travail. Si l'école est essentielle comme l'a écrit le ministre, alors remettons-la au cœur des priorités ! La FSU continuera d'accompagner les équipes dans la construction des mobilisations à venir.

Répartition des suppressions de postes dans le 2nd degré

 

Suppressions de postes d'enseignant·es du 2nd degré à la rentrée 2026

Total des suppressions de postes d'enseignant·es du second degré depuis la rentrée 2018

Collèges

-88

-199

Lycées généraux et technologiques

-84

-590

LP + SEP

30,5

-31

EREA

1,5

8

12 postes sont réservés à l'ouverture de dispositifs (ULIS, UPE2A, ...) ; 10 postes à la création de PAS ; 22 postes sont destinés à améliorer les capacités de remplacement.

 

Total

-140

-812

 

Dans le 2nd degré, les 140 suppressions de postes sont en contradiction flagrante avec les objectifs mis en avant.

En collège, alors que la lutte contre la difficulté scolaire est affichée comme une priorité, 88 postes d'enseignant.es sont supprimés. Depuis 2018, les collèges de Lorraine auront perdu près de 200 postes alors que les effectifs diminuent de moins d'1 élève par classe. Le ministre sait-il que la France a les effectifs par classe les plus élevés de l'OCDE ?

Les lycées professionnels de Lorraine ont gagné plus de 500 élèves depuis la rentrée 2018, pourtant, malgré les 30 créations de postes prévues à la rentrée 2026, les LP compteront 31 enseignant.es en moins qu'à la rentrée 2018...

Dans les lycées généraux et technologiques, les suppressions de postes ne permettent pas de réduire les effectifs des classes ni d'élargir l'offre de formation.

Alors que l'amélioration du climat scolaire et la santé mentale des élèves sont affichées comme prioritaires, aucune création de postes de PsyEN, d'AS, d’infirmièr·es scolaires, de CPE ou d'AEd n'a été annoncé.

 

26-01-2026 - RENTRÉE 2026 AMBITION EN BAISSE POUR L’ÉCOLE À NANCY-METZ

Nous avons appris que de très nombreux postes d'enseignant·es seront supprimés dans l'académie Nancy-Metz à la rentrée 2026.

Lors d'un Conseil social d'administration (CSA), le ministère de l’Éducation nationale a annoncé la suppression de 160 postes d'enseignant·es du premier degré (dans les écoles) et de 114 postes d'enseignant·es du second degré (dans les lycées et collèges). Depuis 2018, ce sont 1 158 postes d'enseignant·es du premier et du second degré qui auront été supprimés dans notre académie !

Notre académie perd également 5 postes de personnels administratifs. Les personnels non-enseignants sont pourtant indispensables à la réussite des élèves et au bon fonctionnement du service public d’Éducation nationale. Malgré le constat largement partagé de la sous-administration de l’Éducation nationale, dans notre académie, ce sont 120 postes administratifs et 14 postes de personnels de direction qui ont été supprimés depuis 2017 !

Malgré la multiplication des grands discours sur le climat scolaire ou la lutte contre le harcèlement en milieu scolaire et alors que les vies scolaires sont notoirement sous tension, aucune création de postes de CPE n'est prévue. Au total, ce sont 279 postes qui seraient supprimés à la prochaine rentrée dans notre académie. Nous ne connaissons pas encore la répartition de ces suppressions qui doit être annoncée lors d'un CSA académique programmé mercredi 28 janvier.

Une baisse démographique à relativiser

Certain·es ne manqueront pas de justifier ces suppressions par la baisse des effectifs avec l’équation simpliste : moins d’élèves = moins d’enseignant·es. C'est oublier que, ces dernières années, lorsque que les effectifs augmentaient, les suppressions continuaient... Surtout, dans notre académie, la baisse démographique doit être relativisée. Ainsi, les effectifs des lycées professionnels (LP) sont en hausse. Nos LP publics ont gagné près de 300 élèves depuis 2017 alors qu'on y a déjà supprimé plus de 60 postes ! En collège, si les effectifs diminuent (- 1 396 élèves depuis 2017), cette diminution ne représente que 0,4 élèves en moins par classe de collège ! Dans le même temps, dans l'académie, le nombre d'élèves à besoins éducatifs particuliers est en forte augmentation : qui peut prétendre que les 111 postes qui ont été supprimés dans les collèges depuis 2018 n'ont pas dégradé les conditions d'étude de nos élèves ? Améliorer les conditions d'étude et de travail La baisse démographique que connaît notre académie doit être vue comme une opportunité. Le maintien des effectifs enseignants, malgré la baisse démographique, permettrait notamment de :

• dans les écoles, rattraper le niveau européen d’effectifs par classe d’ici 2034 (passer de 22,4 élèves par classe en 2024 à 18,4 en 2034) ;

• dans les collèges et lycées, diminuer les effectifs des classes ;

• créer des postes de remplaçant·es afin qu’il n’y ait plus d'enseignant·es non remplacé·es ;

• permettre une meilleure inclusion de tous les élèves et donc une baisse des inégalités scolaires ;

• permettre d’autres dispositifs pédagogiques : classes dédoublées, co-enseignement, travail en groupes…, autant de dispositifs qui permettent de consacrer davantage d’attention à l’ensemble des élèves ;

• disposer de moyens pour une formation continue de qualité. Maintenir le nombre d'enseignant·es, c'est aussi l'occasion d'améliorer les conditions de travail et donc l’attractivité de nos métiers qui sont confrontés à une crise de recrutement qui s'enracine dans le temps.

Mobilisé·es pour l’École publique

La FSU est déterminée à poursuivre ses actions : pour défendre l’École publique, les élèves et les personnels ; pour la création des postes nécessaires ; pour la revalorisation sans contreparties des personnels ; pour une formation initiale et continue ambitieuses.