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Le 27 janvier, on continue pour nos salaires !

Après la grève du 13 janvier, la mobilisation s’est poursuivie le 20 janvier.
Et maintenant, dans l’action pour nos salaires ! La revalorisation est une urgence !

La valeur du point d’indice reste gelée à son niveau de février 2017 alors que l’inflation s’établit à 2,8 % sur l’année 2021. La ministre A. de Montchalin justifie son refus d’augmenter la valeur du point d’indice en affirmant que ce serait une mesure inégalitaire. En réalité, les bas salaires sont les plus impactés par le gel du point d’indice qui a pour effet d’écraser les pieds de grille. Les AESH voient ainsi s’envoler leurs maigres perspectives de progression salariale. En l’absence d’augmentation de la valeur du point, les avancements d’échelon sont annihilés par l’inflation. Pour les certifiés, CPE et Psy-ÉN, le salaire de recrutement atteint un niveau historiquement bas à 1,14 fois le SMIC. Ils sont donc éligibles à la prime d’activité. Dans la 5e économie mondiale, des cadres A de la Fonction publique recrutés à bac +5 après un concours difficile relèvent d’une politique de lutte contre la pauvreté.

Les professeurs, CPE, PsyEN ne dépassent les 2000 euros nets par mois qu’après 14 ans de carrière. Ce déclassement salarial explique en grande partie la crise de recrutement : près de 2208 postes non pourvus aux concours depuis 2018 ! Depuis le début du quinquennat le gouvernement n’a pas traité le retard de rémunération accumulé : pour mémoire, le Grenelle de la revalorisation « historique » selon Jean-Michel Blanquer, c’est 66 % des personnels non concernés par la première tranche de la prime d’attractivité, 42 % pour la deuxième tranche. Les CPE et les professeurs documentalistes exclus de la prime informatique. Rien pour les AED et une nouvelle grille insuffisante pour les AESH.

 

Maintenir la pression, continuer à se mobiliser

Après des semaines de déni ministériel, la mobilisation inédite du 13 janvier a obligé le gouvernement à écouter les revendications exprimées dans la grève, poursuivons donc la mobilisation !

La mobilisation a été d’une ampleur inédite, les manifestations ont rassemblé près de 100 000 personnes avec des taux de grévistes à plus de 60 % dans le second degré, et près de 80 % pour les AED.

Alors qu’en début de journée, le ministère ne donnait aucun signe, dans l’après-midi, le gouvernement a décidé en urgence de recevoir les organisations syndicales. Signe de leur fébrilité face à la mobilisation.

La réunion avec le gouvernement

C’est le Premier Ministre qui a piloté cette réunion, preuve qu’il a repris la main sur ce dossier. Pendant près de 3h30, le SNES-FSU a fait entendre les motifs de la grève et ses revendications, en mettant notamment en avant l’exaspération de la profession. Force est de constater que le ton et l’écoute du Premier Ministre ont tranché avec le refus de dialogue du ministre depuis des mois. 

Des engagements ont été pris plus particulièrement pour le second degré : ouverture de négociations pour le report des épreuves de spécialités du bac prévues en mars, recrutement de 1500 AED pour les vies scolaires, livraison de masques chirurgicaux voire FFP2 dans certains cas. Sur la méthode (communication notamment), le Premier ministre a reconnu que les choses devaient être mieux faites. Ce matin sur France Info, Jean-Michel Blanquer a reconnu « des erreurs ».

Et maintenant ? Continuer !

En grève le jeudi 13 janvier !

En grève pour protéger les collèges et les lycées au cœur de la 5eme vague et pour le report des épreuves du baccalauréat de mars à juin. 

Face au raz-de-marée de la 5eme vague, le gouvernement et le ministre de l’Éducation nationale font preuve d’une insuffisance irresponsable. Les mesures prises sont notoirement insuffisantes.

Ces collèges et des lycées au bord de la rupture

Quelques jours après la rentrée, les collèges et les lycées sont déjà au bord de la rupture : vies scolaires submergées par la gestion des absences et des cas contacts, professeurs non remplacés, demi-pension en mode dégradé, absence de capteurs de CO2, impossibilité d’aérer correctement les salles…Tout illustre le refus de ce gouvernement d’investir pour sécuriser les collèges et les lycées.

Dans certains établissements scolaires, des autotests périmés sont distribués ! Après 20 mois d’épidémie, le gouvernement commence tout juste à comprendre l’intérêt des masques chirurgicaux pour l’Éducation nationale et les établissements scolaires ne sont toujours pas équipés correctement pour répondre au défi pourtant crucial de l’aération. Des moyens lui ont même été retirés, à l’image des 7490 suppressions d’emplois depuis 2018 qui ont encore réduit les capacités de remplacement déjà insuffisantes. Comment croire à une quelconque considération pour notre système éducatif quand rien n’a été fait pour l’adapter à la crise sanitaire en 20 mois ?

Bac en mars : mission impossible

Protection sociale complémentaire : y voir plus clair !

La prise en charge d’une partie de la complémentaire santé soulève de nombreuses questions : quelles conséquences sur les solidarités, pour le modèle mutualiste, quelles implications pour les agents ? La FSU fait le point.

A partir du 1er janvier 2022, l’ensemble des agents actifs de la Fonction publique de l’Etat auront droit à un remboursement partiel forfaitaire de 15 euros bruts mensuels, pour leur cotisation à une assurance complémentaire en santé (mutuelle). Plus d’informations ici : « Protection sociale complémentaire : mode d’emploi »

Cette obligation de participation financière des employeurs publics de l’Etat à la complémentaire est inédite. Elle rend possible la participation financière des employeurs publics à la complémentaire et d’améliorer très légèrement le pouvoir d’achat de certains agents mais elle va déstabiliser les solidarités actuelles, la Sécurité sociale et le modèle mutualiste.

La FSU fait le point sur les enjeux de ce dossier dans la publication ci-dessous.

Augmenter les salaires, une urgence !

Face au refus de la ministre de la Fonction publique de dégeler le point d’indice, la FSU, avec la CGT et Solidaires, quitte les discussions.

9 décembre 2021

Le contexte économique (reprise de l’inflation) a remis au centre des débats la question des salaires et des pensions. Dans la Fonction publique, le gel du point d’indice depuis 2010 (en dehors de deux timides augmentations en juillet 2016 et janvier 2017) conduit à un décrochage salarial et d’importantes pertes de pouvoir d’achat.

La FSU a porté la voix des fonctionnaires à l’occasion de la conférence salariale et l’impératif d’une revalorisation immédiate. Amélie de Montchalin refuse de dégeler le point d’indice, la FSU, avec la CGT et Solidaires a donc quitté ces discussions.

La FSU, avec la CGT, Solidaires et la FA-FP, est signataire d’une tribune appelant à une véritable reconnaissance des agents de la Fonction publique, par le biais d’une augmentation générale des salaires. Les personnels des trois versants de la Fonction publique ne peuvent se contenter de discours louangeurs ou de mesures parcellaires (Le Monde), signé notamment par des syndicalistes, de militants de la vie associative, de la vie politique et de la culture.

Pour soutenir cette tribune, signez la pétition »la reconnaissance des agentes et agents de la Fonction publique passe par une augmentation générale de leur salaire »

Élections au CA – faire vivre la démocratie locale

En ces temps de développement de « l’autonomie des établissements », Dans un contexte où les collectivités territoriales jouent un rôle croissant, il est essentiel de se présenter au CA, d’élire des représentants qui veillent au respect des principes du service public (égalité, laïcité, gratuité), qui s’engagent pour une école publique de qualité, pour le respect des statuts et garanties des personnels.

Budget, DGH, contrats, conventions…autant de domaines traités en CA qui ont des conséquences pour la vie dans l’établissement et la bonne exécution de nos missions de services publics. Le CA est la seule instance du système éducatif dans laquelle les votes sont décisionnaires, y siéger est un important point d’appui pour l’action syndicale.Les choix faits en CA ont une influence déterminante sur les conditions de travail de tous.

Les concours

CAPES, Agrégaion, CAPET, concours CPE et Psy-EN 2022 : inscriptions, programmes, épreuves… Toutes les infos du SNES-FSU.
Le concours est la modalité normale de recrutement dans la Fonction publique. Il permet l’égalité d’accès à des emplois publics statutaires. Si de nombreux enseignant-es, CPE, Psy-EN subissent la précarité comme contractuel-les, c’est que le recrutement aux concours n’est pas suffisant depuis des années !

Son organisation repose sur plusieurs principes :

Grenelle saison 2 – toujours loin du compte

Les annonces de septembre 2021 confirment que la revalorisation promise par Jean-Michel Blanquer n’a rien d’historique

.Rentrée 2020, Jean-Michel Blanquer dans son interview de rentrée au JDD « A partir de novembre, nous négocierons pour définir une loi de programmation pluriannuelle ». Un an après, le bilan est révélateur : des promesses non tenues et des annonces qui sont loin de compenser le déclassement salarial de nos professions.

Collège : pour une rentrée respectueuse de nos droits

Le SNES-FSU vous rappelle les règles qui régissent actuellement le fonctionnement des collèges (évaluation avec ou sans note, organisation “une classe/une salle”, EPI, AP) et l’”expérimentation innovante »

Il vous donne les outils réglementaires pour défendre vos droits et soutient à la mise en place de la force du collectif qui permet de résister aux pressions hiérarchiques et conserver son énergie de travail pour des projets pédagogiques choisis.