Collège : pour une fin d’année respectueuse de nos droits

 

Pour un oral du DNB enfin rémunéré

Le SNES-FSU demande que le travail fourni par les enseignants lors de l’oral de DNB soit correctement pris en compte d’un point de vue salarial. Si l’horaire de service hebdomadaire d’un collègue est dépassé à cette occasion, il est juste que le collègue puisse déclarer ces heures travaillées de façon à obtenir des HSE (heures supplémentaires effectives). Il s’agit là d’une pratique relativement courante, adoptée par des chefs d’établissement conscients de la somme de travail fournie par leur équipe pédagogique. C’est aussi par la force du collectif que d’autres équipes ont obtenu l’instauration ou la restauration de cette pratique.

Nous vous invitons également à signer la pétition en ligne pour un oral enfin rémunéré :

Convocations au DNB 2022 - 7 juin 2022

Suite à l'intervention du SNES-FSU Lorraine ce weekend, la DEC a précisé que le nombre de candidats à corriger pour l'écrit des épreuves de français du DNB n'excèderait par 35 par correcteurs. De nouvelles convocations corrigées vont être éditées et envoyées aux correcteurs.
Nous avons également interpellé les services au sujet des distances parfois élevées entre les résidences professionnelle ou privée des correcteurs et le lieu de correction choisi. En une période de flambée du prix des carburants et d’inquiétude croissante pour l’environnement, cette question n’est pas anodine. Nous avons besoin de vos témoignages pour exiger la réduction des déplacements, écrivez-nous à college@nancy.snes.edu .
Enfin, la convocation des correcteurs le lundi 4 juillet à 13h questionne : les enseignants convoqués doivent-ils assurer leurs cours du lundi matin ? Quelle sera la prise en compte des temps de trajet et de repas pour ceux qui ont cours jusqu’à midi ? Le rectorat doit donner des consignes claires aux établissements afin de permettre aux correcteurs de rejoindre sereinement les centres d’examen. Le SNES-FSU Lorraine va intervenir dans ce sens.

DNB 2022

DNB 2022 : ce qui change dans notre académie

Au cours du mois de mars 2022, le SNES-FSU a rencontré les membres de la division aux examens et concours (DEC) pour échanger sur les conditions d'organisation du Diplôme national du (DNB).

Le rectorat a repris la main sur l’organisation des épreuves écrites du DNB. Désormais c’est la DEC, et non plus la DSDEN de Moselle, qui s’en occupe pour toute l'académie.

Les personnels de la DEC ont insisté sur leur volonté de mieux prendre en compte et de mieux répartir la charge de travail que représente la correction des copies. Pour cela, certaines règles de fonctionnement sont appelées à évoluer dès la session 2022.

Les nouveautés 2022

Les principaux changements seraient les suivants :

·        désormais, c'est la DEC (et non plus le chef d'établissement) qui constitue le vivier de correctrices·teurs. L'objectif affiché est de permettre une rotation dans les équipes disciplinaires. Début avril, les chefs d'établissement reçoivent la liste des enseignants de l'établissement susceptibles d'être mobilisés et ont la possibilité de signaler d'éventuelles difficultés ou erreurs.

·        la durée des corrections devrait être réduite (du lundi 4 juillet 13h au mercredi 6 juillet 12h, quelle que soit la discipline) ce qui amène la DEC à prévoir de réduire le nombre de copies par correctrice·teur (50 copies en mathématiques et histoire-géographie, 35 en Français et 90 en sciences)

·        la DEC s'engage à veiller à mieux répartir la charge de travail. Ainsi, un-e correctrice·teur ne devrait pas être mobilisé à la fois pour la série générale et pour la série professionnelle. De la même façon, des enseignants affectés en collège mais mobilisés pour le Bac ne le seraient pas pour le DNB. Il a été rappelé qu'il convient de ne pas convoquer les professeurs stagiaires.

De plus, la DEC annonce être en mesure d’assurer le principe d’anonymat, aucun·e correctrice·teur ne devrait donc avoir entre les mains la copie d’un-e de ses élèves.

Qui doit saisir les notes ?

La principale nouveauté réside dans le fait que, désormais, le·a correctrice·teur saisira lui-même les notes dans l’application numérique dédiée. Il s'agira donc de saisir les informations figurant sur le traditionnel bordereau. L’interface de l’application doit correspondre en tout point à ce bordereau (même ordre des copies par exemple). La DEC affirme que cela ne doit prendre que quelques minutes et devrait permettre de sécuriser la saisie des notes. Elle souligne que cela se pratique déjà ainsi pour les autres examens.

La saisie des notes directement par les correctrices·teurs est une nouveauté qui ne doit pas alourdir ou compliquer leur tâche. Le SNES-FSU a demandé à ce que, dans l’établissement centre de correction, les correctrices·teurs puissent bénéficier d’un accompagnement pour effectuer la saisie des notes.

Alléger et répartir la charge de travail

Le SNES-FSU se félicite d'entendre la DEC affirmer à plusieurs reprises sa volonté de ne pas surcharger les  correctrices·teurs et de mieux répartir la charge de travail. Un bilan devra permettre de procéder aux ajustements éventuellement nécessaires.

Les chefs d'établissement doivent recevoir début avril la liste des enseignant·e·s qu'il est prévu de mobiliser. Le SNES-FSU conseille de ne pas hésiter à leur signaler toutes difficultés ou particularités dont la DEC n’aurait pas connaissance.

Le SNES-FSU rappelle son attachement à des épreuves nationales, terminales et anonymes.

Décembre 2021 - Quelles actualités en collège ?

Pix Pression supplémentaire sur les enseignants ? Travail supplémentaire ? Quelle formation ? Qu’évalue-t-on ? Quand ? Qui ?

Sachant qu’aucun niveau de compétence minimal n’est requis par cette certification, qu’est-ce que cela implique, si ce n’est une pression supplémentaire sur les enseignants ? Et un travail supplémentaire puisque ceux-ci vont devoir concevoir des parcours Pix (même s’ils ne conçoivent pas les contenus) pour valider ou non les compétences numériques des élèves.

Pour se familiariser avec Pix, les enseignants n’ont d’autre solution que d’aller sur le site Pix et de s’y auto-former. En effet la certification des compétences numériques doit se faire non pas comme une épreuve sur table, mais sur un temps long, au gré de connexions au site et de passation de tests et d’exercices. 
DNB - CTA du 13 octobre 2021 Un oral rémunéré ?
La FSU rappelle sa demande que l’oral du DNB, épreuve obligatoire d’un examen national, soit dignement rémunéré. Chacun des examinateurs doit se voir verser l'indemnité de participation à un jury d'oral (indemnité qui doit être revalorisée à la hauteur du travail fourni) et, lorsque l’horaire hebdomadaire des examinateurs est dépassé du fait de la participation au jury, la FSU demande que des HSE soient mises en paiement.

Pourriez-vous nous dire quelle réponse a été apportée aux collègues qui ont exprimé cette demande ?

Réponse du rectorat : En application d'un positionnement de la DGESCO, précisé notamment dans sa note de cadrage du DNB 2020, les professeurs ne sont pas rétribués.

Analyse du Snes-FSU : il faut donc demander des HSE si les collègues font passer l’oral en plus des ORS…

Ruralité : On passe de 10 à 15 TER (terrirtoire éducatif rural) avec des moyens complémentaires. 
Demander à quelle hauteur ils sont et où ces moyens sont déployés.
Éducation prioritaire :
la carte des REP et REP+ est maintenue en l’état pour la rentrée 2022. Il est fortement question de délabelliser les REP. Lorsqu’il s’agit de parler d’éducation prioritaire, ne sont évoqués que les REP+ et des cités éducatives. Les moyens sont progressivement grignotés. Il y a une mise en concurrence des territoires, notamment entre le rural et l’éducation prioritaire.

Pour mémoire, même la DEPP dit que les résultats sont, dans les établissements éloignés, un peu meilleurs qu’ailleurs, avec des publics plus homogènes.

La destructuration de l’école

Rentrée 2020 - Le collège d’après… comme avant !

Que retenir pour cette rentrée ? La première idée est l’externalisation de la difficulté scolaire : des HS (1,5 millions) au lieu de réduire les effectifs de classe. Individualisation et différenciation permettraient de pallier les difficultés scolaires, ce qui est à lier à l’abandon de la politique d’éducation prioritaire : on renvoie à l’individu, on oublie le volet socio-économique, qui entraîne des inégalités scolaires, des malentendus sociocognitifs.

Après la discontinuité pédagogique vécue au 3ème trimestre, au lieu d’aménager les programmes, on nous fournit des outils de positionnement et on multiplie les prescriptions : où est notre métier de concepteur ? Quid de notre expertise ? de notre liberté pédagogique ?

On recentre sur les « fondamentaux », français et maths, quitte à priver des élèves de sixième d’autres cours !

En ce qui concerne l’inclusion, on crée un comité départemental de suivi de l’école inclusive mais rien sur les conditions toujours dégradées pour les AESH,  toujours pas de temps de concertation prévu avec les équipes. Et puis il y a PIX, la nouvelle certification numérique pour tous les élèves de troisième, les heures consacrées à l’orientation… N’en jetez plus ! La coupe est pleine !

Nous ne sommes pas dupes de la politique menée par le ministre : instaurer une école à deux vitesses, avec des contenus loin d’une culture commune, qui viserait l’émancipation de chaque citoyen.

Retrouvons notre pouvoir d’agir. Échangeons avec les collègues afin de mettre en lumière les doubles discours du ministre.

college@nancy.snes.edu

Education prioritaire

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