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Au jour le jour

mercredi

Mise à jour - ouverture  des établissements à tous les élèves

17
juin

La troisième phase de déconfinement débute le lundi 22 juin. Dans le second degré, cela se traduit par une ouverture des établissements « à tous les élèves » assure le Ministre de l’Education nationale. La réalité semble comme toujours plus complexe et les atermoiements autour de la diffusion du nouveau protocole sanitaire n’aident pas, une nouvelle fois, les personnels à s’organiser. Les ordres, contre ordres et information de dernière minutes continuent d’être le lot des personnels de l’Education nationale. Inadmissible !
Même si les indicateurs sanitaires évoluent positivement, une très grande attention doit être portée à la santé et la sécurité des élèves et des personnels.

A compter du 22 juin, les personnels fragiles peuvent-ils continuer le télétravail ? Qu’en est-il
des personnels qui vivent avec des personnes fragiles ?

La liste des pathologies entraînant une vulnérabilité de santé au regard du virus Covid 19 est toujours disponible ici Décret n° 2020-521 du 5 mai 2020
Ces personnes sont autorisées à rester en télétravail. Une ASA (autorisation spéciale d’absence = congé) est délivrée uniquement si le télétravail n’est pas compatible avec les fonctions exercées. Attention, il s’agit bien d’une ASA et cela ne doit donc pas empiéter sur le quota de congés maladies ordinaires. En cas de problème, contactez votre section académique. Les personnels concernés préviennent leur chef d’établissement et transmettent un certificat médical attestant de leur pathologie (veillez à ce que le détail ne soit pas indiqué afin de respecter le secret médical). Le certificat médical doit surtout attester de la nécessité de poursuivre le confinement et donc le travail à distance.
Si vous souhaitez retourner en présentiel dans votre établissement, faites-en la demande écrite à votre chef d’établissement, vous devez aussi présenter un avis de votre médecin traitant.
Attention, le dispositif change pour les personnes vivant avec des proches fragiles. Elles doivent reprendre l’activité en présentiel.
Les conditions changent-elles pour la garde d’enfants ?
Le retour à l’école est obligatoire. Il n’est donc plus possible d’invoquer le choix de garder son enfant pour continuer le travail à distance.
C’est uniquement en cas de difficultés d’accueil de votre enfants dans son école, sur la base d’une attestation, qu’une autorisation d’absence pour garde d’enfants vous sera accordée

jeudi

Prof bashing : Indigne et irresponsable

11
juin

Depuis quelques jours, plusieurs médias se plaisent à relayer des propos scandaleux sur les professeurs : « où sont les profs », « les profs abandonnent les élèves », « enseignants en roue libre », « profs décrocheurs », la liste est très, trop longue.

À la lecture de ces qualificatifs, la colère et l’indignation des personnels sont grandes.

Pendant le confinement, quand le ministre de l’Éducation nationale se perdait en annonces contradictoires, semant le trouble dans la communauté éducative, les professeurs continuaient d’inventer des solutions pour faire cours à distance, pour contacter les familles par tous les moyens possibles...en un mot de faire vivre le service public d’éducation. Seuls. Avec leurs moyens. Parce que la communauté éducative, confinement ou pas, n’a qu’un seul objectif : la réussite de tous les élèves.

Aujourd’hui, dans les établissements ou à distance, les professeurs poursuivent, coûte que coûte, leur travail avec les élèves dans cette fin d’année si étrange. C’est sans doute plus discret qu’une déclaration ministérielle, qu’une pseudo enquête dans un JT de 20h ou qu’une déclaration fracassante dans un talk show. Mais sans aucun doute, c’est beaucoup plus efficace pour nos élèves.

Nous sortons à peine d’une crise exceptionnelle. Elle impose des réponses à la hauteur des enjeux. Ce n’est pas en s’adonnant à la pratique si facile car si simple du dénigrement que l’on résoudra les questions d’inégalités ou de réussite de tous les élèves. Le manque de courage est du côté de ceux qui diffament des milliers d’agents de l’Éducation nationale

L’Éducation sera une des clés du monde d’après. Il ne se construira pas sans les personnels de l’Éducation nationale. En laissant prospérer ce dénigrement systématique d’une profession qui a été au rendez-vous de la crise, le Ministre joue un jeu dangereux. Le SNES-FSU exige qu’il s’exprime publiquement pour dénoncer cette campagne calomnieuse

jeudi

Nouvelle circulaire ministérielle

4
juin

Le ministère a publié au BO du 4 juin une nouvelle circulaire consacrée aux conditions de poursuite des apprentissages, à l’occasion de la réouverture généralisée des établissements, collège et lycées, à partir du 2 juin.
Ce texte prend la suite de la circulaire qui avait déjà été publiée le 4 mai en prévision du début du confinement fixé au 11 mai, et qui est abrogée.
Si dans l’ensemble la nouvelle circulaire apporte peu de modifications par rapport à l’ancienne, il est possible de remarquer plusieurs évolutions importantes :

Concernant le « cadre d’accueil »

Principes de la réouverture
la référence au cours qui devait se dérouler en groupe comprenant au maximum 15 élèves a disparu : il ne s’agit plus que de cours qui se déroulent en groupe.
C’est une évolution importante, qui permet d’augmenter les capacités d’accueil des établissements sans assouplir pour le moment le protocole sanitaire : il suffirait donc de salles plus grandes pour accueillir plus d’élèves.
la notion de groupe multi-niveaux disparaît et c’est la notion de groupe classe qui est réaffirmée plusieurs fois.

Préparation de la réouverture :
Il est bien précisé que le choix des familles de scolariser ou non leur enfant est valable jusqu’à la fin de l’année scolaire c’est-à-dire jusqu’au 4 juillet.

Le ministère redécouvrirait-il l’existence et l’importance des réseaux d’éducation prioritaire ?
Contrairement à la circulaire du 4 mai qui ne l’évoquait pas en tant que telle, la nouvelle circulaire consacre un développement à l’éducation prioritaire. Ce choix témoigne certainement du constat que les élèves qui relèvent de l’éducation prioritaire ne sont pas ceux qui reviennent le plus souvent en classe, et c’est pourquoi des recommandations sont émises en ce sens, tout en mettant en avant des dispositifs annexes comme devoirs faits et ce qui sont destinés à donner corps aux vacances apprenantes annoncées par Jean-Michel Blanquer(stage de soutien, école ouverte).
Il faut remarquer qu’un côté des acteurs éducation nationale les acteurs locaux sont mentionnés, mais que les cités éducatives ne sont pas citées. Rappelons que le Snes-FSU est fermement opposé au label « cité éducative » qui a été lancé dans l’objectif de remettre en cause l’éducation prioritaire en s’attaquant notamment aux REP+.

 Concernant les conditions de reprise pédagogique.

Au collège, il est désormais demandé de mettre en place des un ou plusieurs entretiens individualisés consacrés à l’orientation en direction des élèves de troisième. Une recommandation de pur affichage, puisque sera difficile de la mettre en œuvre avec des élèves qui -pour certains- seront revenus en classe et d’autres pas ; en outre, chacun sait que les opérations d’orientation et d’affectation seront bouclées pour la mi-juin.
Au lycée, il est rappelé que la réouverture concerne tous les établissements à compter du 2 juin pour au moins un niveau d’enseignement, dans les départements verts. La circulaire n’évoque les entretiens individualisés ou le travail en petits groupes que pour les LEGT de la zone orange.
Évaluation des élèves au troisième trimestre
La circulaire préconise de continuer à évaluer en dépit des conditions particulières de la période en précisant que les résultats ne seront pas pris en compte pour attribuer les notes des examens nationaux … tout en précisant que ces notes pourront faire l’objet d’appréciations portées sur le livret scolaire dans le but « d’éclairer les travaux du jury sur la motivation et l’assiduité des élèves »

 Un certain nombre d’éléments n’ont pas évolué entre le 4 mai et le 3 juin :
Il est notamment réaffirmé que "l’enseignement à distance" pour les élèves resté.e.s chez eux est assuré par les professeurs qui sont aussi à domicile : cela concerne les collègues, hors ASA, qui sont vulnérables, ou qui vivent au domicile de personnes vulnérables, ou encore qui n’ont pas envoyé leurs enfants en crèche ou en établissement scolaire, quand bien même ces modes de garde seraient disponibles. L’enseignement à distance ne concerne donc toujours pas les collègues qui effectuent un service d’enseignement devant élèves qui n’atteindraient pas le maximum de services statutaires de 15 heures ou de 18 heures.

Quelle rentrée 2020 ?
Annonçant certainement l’orientation générale de la future circulaire de rentrée, la circulaire du 3 juin dessine pour les collèges et lycée la perspective d’un fonctionnement qui restera affecté (dans quelle mesure ?) par les mesures sanitaires jusqu’aux vacances de Toussaint : jusque-là, il s’agira de « ménager des temps pour consolider les apprentissages ».
Rappelons que le Snes-FSU revendique des mesures d’une toute autre ampleur : rééchelonnement général des programmes, offre d’enseignement enrichie et non réduite, nécessité d’un plan de programmation des emplois et recrutements, retour sur les réformes du lycée et du bac.
mardi

Garde d'enfants

2
juin
jeudi

Bac DNB BTS  : publication des textes

28
mai
lundi

Réouverture des établissements : mise à jour FAQ

25
mai
mardi

Le déconfinement côté AESH

12
mai
vendredi

Fiches mémo pour agir collectivement

8
mai
vendredi

MAJ FAQ SNES

8
mai
lundi

Personnes à risque

4
mai

circulaire ministérielle du 4 mai : (...)  Les personnels qui ont une vulnérabilité de santé au regard du virus Covid-19 ou qui vivent avec une personne ayant cette vulnérabilité ne doivent pas être présents aux mois de mai et juin. Ils préviennent l’inspecteur de l’éducation nationale (IEN) ou le chef d’établissement dans les conditions prévues pour l’ensemble des fonctionnaires de l’État.Leur autorité hiérarchique leur indique alors s’ils continuent de s’occuper de leur classe à distance ou s’ils prennent en charge un groupe d’élèves qui ne peut pas se rendre à l’école pour des raisons de santé. (...)

lundi

FAQ SNES réouverture

4
mai
dimanche

protocole sanitaire pour la réouverture des établissements

3
mai
jeudi

Projet de protocole sanitaire pour la réouverture des établissements

30
avril
jeudi

Protocole sanitaire - Aller plus loin !

30
avril

Le 13 avril, Emannuel Macron annonçait la réouverture des établissements scolaires le 11 mai. Depuis, les personnels de l’Education nationale ont vécu au rythme des annonces floues ou contradictoires : 11 mai, 18 mai, 25 mai, début juin...cette cacophonie gouvernementale génère un climat anxiogène pour les personnels et les familles. Inacceptable et irresponsable ! Qui se rappelle encore que le ministre de l’Education Nationale se faisait le chantre de l’Ecole de la confiance ? Que reste-t-il de cette confiance aujourd’hui ?

Le SNES-FSU a toujours placé l’impératif de santé et de sécurité comme exigence première et comme préalable à tout retour dans les établissements. Le gouvernement a fait l’inverse, faisant prévaloir les enjeux politiques et économiques sur les enjeux sanitaires, négligeant notamment l’avis du conseil scientifique sur la date de réouverture des écoles.

Pour le SNES-FSU, un protocole national, suivant les recommandations du Conseil scientifique, doit donner les conditions de santé et de sécurité nécessaires à la réouverture des établissements. Il doit s’appliquer partout, avant toute réouverture des collèges, lycées et CIO, et quelle que soit la date de réouverture.

Un projet de protocole a été rendu public. Dans les grandes lignes, il correspond aux recommandations du Conseil scientifique et constitue un point d’appui incontournable. Le gouvernement doit maintenant répondre aux questions concrètes posées par la réouverture des établissements  : l’État est-il en mesure de fournir des masques pour tous les personnels qu’il emploie ainsi que pour les élèves ? Une quantité suffisante de gel hydro-alcoolique sera-t-elle été livrée dans les établissements ? Le ministre semble avoir abandonné, comme l’exige le SNES-FSU, d’imposer aux personnels des cours en présentiel et en distanciel, mais de nombreuses questions ne sont pas résolues (organisation selon les niveaux etc).

Le SNES-FSU a toujours défendu une conception de l’Ecole comme instrument de formation et d’émancipation des jeunes. Attachés à la réussite et l’épanouissement de leurs élèves, conscients des inégalités qui se sont creusées pendant la période, les personnels sont prêts à retrouver leurs élèves. Mais la santé des élèves et des personnels ne se joue pas à la roulette russe. Le Ministère et les collectivités territoriales doivent très rapidement préciser les angles morts de protocole sanitaire : il faut du temps, de la formation des moyens. Il doit s’appliquer strictement dans les collèges, lycées et CIO. Les personnels doivent pouvoir vérifier, et contester le cas échéant, la bonne application de ce protocole. Si les conditions ne sont pas réunies, un établissement ne peut pas ouvrir. Il en va de la santé et la sécurité de toute la communauté éducative.

Pour le SNES-FSU, les effets scolaires et sociaux du confinement doivent donner lieu à un plan d’urgence pour la rentrée en septembre ( moyens, aménagement des programmes etc.) ce que le ministre semble oublier dans sa réflexion.

mercredi

communiqué de presse FSU

29
avril


LIRE

mardi

CHSCTA -  qui vote quoi

28
avril

CHSCTA = Comité hygiène sécurité conditions travail académique

dimanche

Mail à la profession

26
avril

Cher(e) collègue,
nous espérons que vous allez bien, ainsi que vos proches, et que vous avez pu profiter des vacances scolaires pour vous reposer.

Reprise du travail à distance

Pour notre académie, les vacances scolaires se terminent et l'enseignement à distance va reprendre demain, lundi 27 avril, pour plusieurs semaines et probablement davantage.
Nous devons tirer les enseignements de l'expérience acquise en la matière depuis la mi-mars. Il faut fixer des limites à notre investissement professionnel et ne pas imposer d’objectifs inatteignables aux élèves. Il est illusoire de penser que l'enseignement à distance serait aussi efficace qu'en présentiel et nous sommes aussi de plus en plus conscients que progresser dans les apprentissages et évaluer les élèves dans ce cadre pourrait être de nature à amplifier les inégalités scolaires.

Certains chefs d'établissements chercheront probablement, de nouveau, à imposer aux personnels des dispositifs de suivi des élèves que nous jugerons ineptes, délirants et chronophages.

Sachez ne rien vous laisser imposer ! Ne gardez pas pour vous vos difficultés. N’hésitez pas à signaler toute dérive autoritaire sur le registre de santé et sécurité (RSS) de votre établissement :
 https://www.nancy.snes.edu/aide/partage/chsct/

Cette démarche est indispensable afin que le SNES-FSU Lorraine puisse s’appuyer sur des situations concrètes pour interpeller DASEN et recteur. Ne tombez pas dans le piège de craintes de représailles. Le RSS est un document protecteur qui met l’administration face à ses responsabilités.
Contactez le SNES-FSU Lorraine en cas de difficulté.

Retour dans les établissements ?

Le Président de la République a décidé, de manière unilatérale et sans s'appuyer sur les préconisations des experts de la santé, que les établissements scolaires seraient réouverts à partir du lundi 11 mai. Ce positionnement qui s’affranchit des avis médicaux génère légitimement  inquiétude et anxiété. Le ministre de l'éducation nationale multiplie les déclarations contradictoires et précipitées sur cette réouverture. Cette précipitation, cette cacophonie, cette improvisation sont inacceptables.
Pour le SNES-FSU, le retour des personnels et des élèves dans les établissements, quelle qu'en soit la date, ne se fera pas à n'importe quel prix : la santé publique et la sécurité sanitaire doivent primer sur toute autre considération ! Tests, équipements de protection en nombre suffisant, fourniture de matériel d’hygiène, nettoyage régulier des locaux, réorganisation des espaces et gestion des flux d’élèves... sont des conditions impératives.

 https://www.snes.edu/Pas-de-reprise-a-partir-du-11-mai-sans-garanties-sanitaires.html


Si toutes les conditions sanitaires ne sont pas réunies,
alors nous refuserons de reprendre l'enseignement en présentiel.


https://fsu.fr/reouverture-des-ecoles-et-etablissements-scolaires-le-11-mai-une-decision-politique-au-doigt-mouille/

https://www.snes.edu/Reouverture-des-etablissements-scolaires.html
 

Dans les conditions actuelles, il est peu probable qu’une reprise en établissement avant la fin du mois de mai soit possible. De plus, du fait de la liberté de choix qui semble devoir être laissée aux familles, la reprise des cours ne pourra qu'être progressive et se faire en complément de l'enseignement à distance. Il n'est pas question que les collègues se voient imposer d'assurer à la fois l'enseignement à distance et en présentiel !

Le SNES-FSU à vos côtés

De nombreux collègues sont inquiets des conséquences qu'un retour en classe pourrait avoir sur leur santé ou celle leurs proches. Il est impératif que ceux qui sont en situation de fragilité (eux-mêmes ou leurs proches) soient exemptés de tout retour dans les établissements. Le SNES-FSU agit pour que la situation particulière de chacun soit pleinement prise en compte.
Contactez le SNES-FSU Lorraine en cas de difficulté.

Et après ?

La rentrée de septembre ne peut pas se faire comme si rien ne s’était passé. Des adaptations pédagogiques sur la durée doivent être mises en place. Des ajustements sur les programmes et/ou horaires sont aussi à prévoir pour compenser l’enseignement distanciel actuel. De plus, ce qui est possible pour le premier degré (octroi d'une dotation complémentaire de 1 248 postes dont 100 pour notre académie) doit l’être pour les collèges et lycées.

Il est aussi probable que cette rentrée se déroule dans un contexte encore marqué par le risque épidémique. C'est donc dès aujourd'hui que doit débuter la réflexion sur les modalités d'adaptation pédagogique et d'organisation des établissements. Le ministre a l’air de l’oublier…
 

Plus que jamais, le SNES-FSU Lorraine est à vos côtés,

Henri LOSTETTE et Bruno HENRY
co-secrétaires généraux académiques du SNES-FSU
s3nan@snes.edu

dimanche

communiqué de presse FSU

26
avril

Réouverture des écoles et établissements scolaires le 11 mai : une décision politique au doigt mouillé ?

A la demande du Président de la République, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran a installé un conseil scientifique pour éclairer la décision publique dans la gestion de la situation sanitaire liée au Coronavirus. Ce comité a rendu son avis concernant une ouverture des établissements scolaires à partir du 11 mai. Le Conseil scientifique écrit qu’il « propose de maintenir les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités fermés jusqu’au mois de septembre » mais « qu’il prend acte de la décision politique de réouverture au 11 mai ».

A quoi sert de s’entourer d’un comité scientifique si son avis n’est pas pris en compte et que c’est une décision politique qui prévaut ? Sur quelle autre autorité médicale s’appuie donc cette décision politique ?

Actant cette décision, le conseil scientifique donne des préconisations sanitaires, insiste sur la nécessité de formation sanitaire, sur le fait que l’ensemble de la communauté doit être associé au processus de réouverture et sur l’indispensable progressivité et adaptation.

Si le gouvernement prend la responsabilité d’une ouverture, elle doit s’appuyer sur un cadre national où la santé et la sécurité des personnels et des élèves doit primer sur toute autre considération. La FSU revendique et attend un protocole précis qui devra être soumis au CHS-CT, et aux autorités médicales pour avis, la date du 11 mai est donc largement prématurée au regard de la capacité de maîtrise actuelle du risque sanitaire affichée par le ministère.

Une fois ce protocole sanitaire validé, il doit servir de base et de boussole pour toutes les déclinaisons locales qui s’effectueront sur le temps long du fait des grandes disparités des espaces et des organisations scolaires dans les écoles et les établissements. La mise en œuvre doit être concertée entre enseignants, représentants des parents et élus locaux dans les conseils d’école et d’établissement et, à minima, la première semaine de reprise doit y être consacrée. Si les mesures sanitaires ne peuvent être mises en œuvre, si les masques ne sont pas fournis, ou si une double journée venait à être demandée aux enseignants pour assurer le présentiel et le distanciel, aucune ouverture ne pourrait avoir lieu avant septembre. Nous attendons aussi la garantie que le fait d’avoir contracté le COVID soit reconnu comme un accident de service pour les personnels.

Le positionnement du gouvernement, et du ministère de l’éducation nationale qui s’affranchit des avis médicaux génère l’inquiétude, et l’anxiété légitimes chez les collègues.

La FSU continue d’exiger des consignes sanitaires strictes pour protéger les collègues, les élèves et les familles. Dans l’immédiat, les garanties sanitaires ne sont pas satisfaites et les conditions ne sont pas réunies pour une réouverture le 11 mai.

vendredi

lettre de la FSU au 1er ministre

24
avril
Cette semaine a une nouvelle fois été marquée par la multiplication d’annonces contradictoires sur la réouverture des établissements scolaires. Une véritable cacophonie gouvernementale inacceptable et qui ne rassure personne. Une telle désorganisation n’est pas à la hauteur des enjeux sanitaires et pédagogiques liés à la réouverture des établissements scolaires. En parallèle, plusieurs exemples précis montrent que le déconfinement des écoles doit être traité de manière rigoureuse. Ainsi, au Japon les écoles ferment après une semaine d’ouverture. Une étude de l’institut Pasteur sur un lycée Crépy en Valois (Oise, un des premiers cluster) montre à quel point les établissements scolaires peuvent être des accélérateurs de la propagation du virus.
Pour le SNES-FSU, il ne peut y avoir de reprise des cours en présentiel sans garantie sanitaire. Il en va de la santé et de la sécurité des élèves, des personnels et des familles. Le SNES, avec la FSU, portera ces exigences lundi 27 avril, lors d’une visio conférence avec le Ministre. Ce dernier se targue d’une concertation avec les organisations syndicales, rappelons qu’à ce jour, il n’y a eu une visio extrêmement générale, sans réponse précise. Lundi, des réponses claires devront être apportées, notamment sur les préalables posées par le SNES-FSU et qui sont indispensables avant toute reprise. Le SNES-FSU réunira ses instances en milieu de semaine pour décider des suites à donner, en fonction des réponses apportées par le Ministre.
mardi

Déclaration FSU au CTM

21
avril

 

mardi

Pas de reprise à partir du 11 mai sans garanties sanitaires

21
avril
vendredi

Lettre intersyndicale au ministre de l'éducation nationale

17
avril
Monsieur le Ministre,

Personnels, parents d'élèves, élèves tiennent à vous faire part de la grande inquiétude suscitée par les annonces du président de la République sur la réouverture progressive des écoles et établissements scolaires à partir du 11 mai (...)

mardi

Covid19 - réouverture des établissements - des garanties sanitaires sont indispensables !

14
avril
Le président de la République a annoncé une réouverture progressive des collèges et des lycées à partir du 11 mai. Conditions sanitaires, sécurité des élèves et des personnels, reprise pédagogique etc. :

dans cet article qui sera régulièrement mis à jour les analyses, revendications et expressions du SNES-FSU.

13 avril

Après plusieurs jours de rumeurs, l’annonce d’Emmanuel Macron d’une réouverture progressive des établissements scolarisant les jeunes (à l’exception des universités) a clarifié le calendrier des prochaines semaines. Mais c’est bien la seule chose qui soit claire ! Aucune information précise, aucune garantie n’ont été apportées en matière de sécurité et de santé. Pour le SNES-FSU, la priorité est la santé et la sécurité des élèves et des personnels. De nombreuses questions restent sans réponse à ce jour : comment faire respecter la distanciation sociale dans des classes de 30 à 35 élèves, dans les couloirs étroits des collèges et des lycées, comment assurer la sécurité et la santé de tous à la cantine, au CDI, dans les internats ? Comment organiser le ramassage scolaire ?
Les jeunes sont bien souvent des porteurs asymptomatiques : en venant dans les collèges et les lycées, ils pourraient donc contaminer les adultes de l’établissement et/ou leurs familles en rentrant chez eux.

Le SNES-FSU réaffirme que des conditions sanitaires sont incontournables pour envisager la reprise :
- désinfection des établissements scolaires
- tests de tous les élèves et les adultes afin de savoir s’ils sont immunisés ou pas
- matériels de protection (gel hydroalcoolique et masques notamment)
- modalités d’organisation pour diminuer les effectifs et assurer la santé et la sécurité de tous.
Ce sont des préalables indispensables à toute reprise. Ces conditions sont strictes. En leur absence, la réouverture des établissements ne pourra pas être envisagée.

Bon nombre d’élèves et d’adultes ont vécu des moments difficiles pendant cette période (deuil, maladie, conditions de vie au quotidien) : des temps d’échanges et d’écoutes seront indispensables : prérentrée des personnels, des élèves, cellules psychologiques assurées par des professionnels etc. Le confinement a creusé les inégalités comme l’a pointé très rapidement le SNES-FSU. Cette période a aussi montré le rôle essentiel des enseignants et de l’école auprès des élèves. Pour le SNES-FSU, résorber ces inégalités passera par un vrai plan sur le court, moyen et long terme. Les stages de vacances annoncés par le Ministre ne suffiront pas. Il est indispensable de diminuer les effectifs à la prochaine rentrée, revoir les programmes et entamer une réelle réflexion sur ce que doit être l’école d’après.
vendredi

modifications organisation DNB Bac

3
avril
mardi

message à la profession

31
mars

Continuité pédagogique : la souffrance au travail toujours d’actualité

Le recteur, les IA-DASEN et les IA-IPR ont donné des consignes pour assurer la continuité pédagogique tout en évitant de surcharger les élèves, les familles et les personnels. Le mot d’ordre reste celui de garder le lien, en particulier avec les élèves les plus fragiles, pour éviter le décrochage.

Cependant des difficultés viennent compliquer cette mise en œuvre :

-    certains chefs d’établissement persistent à imposer des pratiques et une organisation quasi militaire à leurs équipes (obligation de suivre strictement un emploi du temps intenable, de faire l’appel des élèves pendant les heures de classe virtuelle, d’utiliser des logiciels ou applications en contradiction avec le RGDP, de prendre contact téléphoniquement avec les familles…). Ce faisant, ils nient la liberté pédagogique des enseignants, ne tiennent pas compte des situations personnelles en cette période de confinement (garde des enfants, assistance aux proches âgés…) et oublient la fracture numérique qui existe chez les élèves, à la fois en termes de matériel et de connexion. Ils ajoutent du stress et de la souffrance psychologique à tous et toutes, élèves comme personnels, dans une situat ion déjà extrêmement anxiogène.

-    Une fracture numérique existe chez les élèves, à la fois en termes de matériel et de connexion. Ils ne sont pas tous équipés, leur matériel informatique n’est pas toujours performant, ils ne peuvent pas forcément imprimer les documents transmis, le/les ordinateurs doivent être partagés par tous les membres de la famille confinés et souvent en télétravail.

-    Les outils numériques mis à disposition par l’administration montrent très vite leurs limites. Bugs, coupures, consignes multiples et différentes selon les établissements (passer par MBN, par une autre structure type pronot) des classes virtuelles non sécurisées (on peut s’interroger sur la sécurité en général) ajoutent aussi beaucoup de stress et de souffrance psychologique.

Le SNES-FSU Lorraine intervient régulièrement auprès du recteur et des IA-DASEN pour signaler et dénoncer ces situations et dérives. Pour donner du poids à nos interpellations, n’hésitez pas à compléter des fiches sur le RSST (Registre de Santé et Sécurité au travail) dématérialisé sur PARTAGE pour garder une trace de toutes les pressions ou difficultés rencontrées au travail durant cette période de confinement.
https://portail.ac-nancy-metz.fr/rsst/

A l’impossible, nul n’est tenu ! Pour plus d’informations, consultez le dossier de SNES-FSU sur le télétravail :
https://www.snes.edu/Confinement-et-travail-a-distance.html

Mouvement INTRA : ne pas mettre les candidats à mutation en difficulté !

La situation de confinement a obligé le rectorat à revoir les modalités de retour des dossiers de mutation (voir message reçu sur i-prof le 25 mars).
Le SNES et la FSU Lorraine ont interpelé le recteur qui a accepté de reporter la date limite de saisie des vœux sur SIAM : SIAM restera ouvert jusqu’au 3 avril 12h (au lieu du 31 mars 12h).
Cependant, de nombreuses difficultés risquent encore de se poser aux candidats pour retourner les dossiers avec les pièces justificatives avant la date limite du 6 avril (problèmes pour réunir les pièces justificatives ou même pour les scanner entre autres). Nous continuons à intervenir auprès de l’administration pour faire reporter cette date limite et en appeler à la bienveillance des services dans l’examen des dossiers et des pièces justificatives.
Faites-nous remonter toutes les difficultés que vous rencontrez dans vos démarches de demande de mutation à mouvement@nancy.snes.edu
Toutes les informations sur le mouvement intra :
http://www.nancy.snes.edu/mutations/mouvement_intra/

jeudi

Communiqué FSU -
Propos inacceptables de la porte-parole du gouvernement

26
avril

lundi

Courrier intersyndical au ministre de l'éducation

23
mars
samedi

lettre de la FSU au premier ministre

21
mars
lundi

Communiqué intersyndical

16
mars

Face à la crise sanitaire mondiale obligeant chacune et chacun à respecter les consignes de protection pour contenir la propagation du virus, nos organisations syndicales et de jeunesse ont décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les actions programmées.

Ainsi, elles décident de reporter la « vraie conférence » prévue pour se tenir le 24 mars prochain et à laquelle d’ores et déjà des experts d’horizons divers avaient donné leur accord.

De la même façon, elles reportent la mobilisation sous forme de grève interprofessionnelle annoncée et en cours de préparation pour le 31 mars.

Elles demandent au gouvernement de prendre la mesure de la crise actuelle et de prendre en considération l’exigence de renforcement de notre système de sécurité sociale dont les retraites sont une partie essentielle. Celui-ci constitue à chaque moment de crise un filet de sécurité essentiel et ne saurait être affaibli. Elles réitèrent leur demande de suspension immédiate du processus législatif concernant la réforme des retraites.

L’intersyndicale n’en demeure pas moins mobilisée et convaincue de la nécessité d’obtenir le retrait du projet du gouvernement et l’ouverture de négociations permettant d’améliorer les droits à la retraite dans le cadre du système actuel.

dimanche

Lettre de Jean-Michel Blanquer aux rectrices et recteurs après une visioconférence dimanche 15 mars 2020

15
mars

(..)

Lundi, les seuls personnels présents dans les établissements seront donc ceux dont la présence est indispensable notamment pour l’ouverture et la sécurité des locaux, l’information des familles et des élèves et pour l’accueil des enfants des personnels soignants ne disposant pas d’autres moyens de garde.

Dans la situation que nous traversons, il est important de redoubler de solidarité et de bienveillance.

(...)

dimanche

Mises à jour sur le site national SNES

15
mars

Information dimanche 15 mars – 11h30 Au regard de la situation sanitaire (passage au stade 3), des déclarations du président de la République, du 1er Ministre, du Ministre de la Santé, des recommandations de la DGAFP , le SNES-FSU vous appelle à ne pas vous vous rendre dans votre établissement, sauf si cela est indispensable : les réunions pédagogiques qui ne sont pas à l'initiative des équipes n'en font pas partie. L’arrêté du 14 mars précise que l’accueil des usagers est suspendu jusqu’au 29 mars. Elèves et parents d’élèves ne peuvent se rendre dans les établissements. Les conseils de classe ne peuvent donc se tenir en présentiel dans l’établissement puisque élèves et parents ne peuvent venir. Exigez que les conseils de classe se tiennent à distance : visioconférence, téléconférence, échanges téléphoniques ou mail entre le PP et la direction. Demandez le report des conseils de discipline et des CA. Le Ministre a assuré ce matin qu'il n'y aurait pas de retenue sur salaire. Le SNES-FSU sera à vos côtés si une hiérarchie zélée et peu au fait des considérations humaines entamait des démarches contraires à cet engagement ministériel.

samedi

Non aux dérives

14
mars

Alors que la totalité des établissements scolaires de notre pays sont fermés aux élèves, il est demandé aux personnels de l’Éducation Nationale d'assurer la « continuité pédagogique ».
Le défi qui est face à nous est très important. Le relever suppose de faire confiance aux personnels et de renoncer à les submerger d'injonctions impraticables. A cet égard, vouloir, comme le font certains chefs d'établissements, contraindre tous les personnels à être présents dans les établissements n'a aucun sens.
Dès aujourd'hui, le SNES-FSU Lorraine s'est adressé à M le Recteur pour rappeler que, dans l'intérêt de tous, le télétravail doit être privilégié. Si, notamment lundi et mardi prochain, il peut être utile pour certains collègues de se réunir pour imaginer ensemble les dispositifs à mettre en œuvre ou former chacun à la prise en main des ENT, les temps de réunion doivent être limités au strict nécessaire. Il est hors de question d'imposer un temps de présence ou le respect de l'emploi du temps aux personnels !
S'agissant des AED et AESH, nous avons demandé que soit rappelé aux chefs d’établissements de limiter leur présence dans l'établissement à l'indispensable. Il est sans objet d'imposer à tous ces personnels d'être présents en même temps dans les établissements.
Le SNES-FSU a également demandé la fermeture au public des CIO et que la priorité soit donnée au télétravail.
M le Recteur s'est engagé à rappeler, au cours du week-end, aux chefs d'établissements que la priorité doit être donnée au télétravail.
Le SNES-FSU Lorraine appelle chacun à ne rien se laisser imposer. C'est collectivement qu'il nous faut refuser les injonctions qui nous apparaîtraient abusives. N'hésitez pas à nous contacter pour nous signaler toute dérive.

vendredi

Compte rendu rencontre recteur/organisations syndicales

13
mars

Le recteur a présenté les dispositifs mis en place dans les établissements en reprenant les grandes lignes de son message envoyé aux personnels

Des interrogations demeurent sur les obligations liées à la mise en œuvre de la continuité pédagogique, notamment en ce qui concerne les missions de certains personnels durant cette période (AED, AESH, CPE, ...)

Contactez le SNES-FSU Lorraine en cas de situation problématique dans votre établissement

Une autre rencontre est prévue en début de semaine prochaine.

vendredi

Message du recteur aux personnels

13
mars

Le Président de la République a pris la décision de suspendre l'accueil des élèves dans les écoles et les établissements scolaires, en réponse à la crise sanitaire majeure liée au Coronavirus.

La situation sans précédent que connaît notre pays nous amène à construire ensemble un dispositif nous permettant d’assurer la continuité du service public de l’Éducation.

Même si les écoles, les collèges, les lycées ne pourront plus accueillir d’élèves à partir du lundi 16 mars, nous devons, tous ensemble, permettre aux jeunes générations de poursuivre leurs apprentissages.

(..)

A partir de lundi 16 mars, nous devons généraliser ces modalités d’enseignement pour tous nos élèves. Celles-ci passent bien évidemment par les outils numériques et notamment les Environnements Numériques de Travail (ENT). Vous pouvez également vous appuyer sur les ressources dont dispose l’académie et qui ont été élaborées sous la responsabilité de la Délégation Académique au Numérique Éducatif (DANE).

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